Reprendre après une immobilisation
Après une chirurgie ou une fracture, la structure réparée guérit selon son propre calendrier, mais tout ce qui l'entoure s'est affaibli : muscles fondus par l'immobilisation, articulations raides, réflexes de protection installés. La réadaptation s'occupe de cette part-là.
Le protocole vient du chirurgien
Les consignes post-opératoires — ce qui est permis, à quel moment, avec quelle mise en charge — appartiennent à l'équipe médicale qui a opéré. La physiothérapie travaille à l'intérieur de ce cadre et s'y réfère. Quand le protocole n'est pas clair, la question se pose au médecin plutôt que de s'interpréter. Apporter le compte rendu opératoire ou les consignes écrites au premier rendez-vous fait gagner du temps à tout le monde.
Retrouver l'amplitude, puis la force
L'ordre compte. Une articulation qui n'a pas retrouvé son amplitude se renforce dans une position contrainte, et le gain se perd. La mobilité d'abord, la force ensuite, la coordination en dernier : c'est la séquence habituelle, et elle est ajustée selon ce que l'évaluation montre.
Le membre qui a cessé de servir
Après plusieurs semaines sans utiliser une jambe ou un bras, le cerveau modifie la façon dont il le commande. Une partie du travail consiste à réhabituer le geste, pas seulement à reconstruire le muscle — c'est ce qui explique qu'un membre puisse être fort et rester maladroit.
Le rythme
Il dépend de la chirurgie, de l'âge, de l'état avant l'opération et de la régularité du travail à la maison. Aucun délai ne se promet d'avance : le plan se réajuste à chaque rendez-vous à partir de ce qui est mesuré.